Lundi 14 décembre 2009
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J’aurais essayé de maintenir le suspense jusqu’au bout! Et voilà que j’attends même trois jours pour partager
avec vous ce grand moment de ma vie qui est sûrement le plus grand, le plus beau et peut-être aussi le plus bref moment fort de ma vie!
Je ne remercierai jamais assez la rédactrice en chef de la section française de Radio Vatican pour avoir demander pour moi au directeur de la radio s’il y avait possibilité de s’approcher du
Pape... De même, je serai éternellement reconnaissante envers le Père Federico Lombardi, directeur de Radio Vatican et chargé de la communication du Vatican pour m’avoir obtenu ce billet en
première ligne à l’audience générale du 09 décembre 2009.
Arrivée un peu avant 10h pour l’Audience qui commence à 10h30, j’ai pu constater que le billet que j’avais en ma possession ne passait pas inaperçu auprès des gardes suisses et ouvreurs de la salle
Paul VI. On me guide et m’accompagne jusqu’à ma place. J’étais un peu perdue, il faut bien l’avoue. Je suis placée au deuxième rang de l’immense salle entourée de représentants de délégations
Coréennes, d’officiers des Carabiniers et à ma droite, se trouve même un Cardinal! Nous devons être deux femmes dans les personnes qui auront le privilège d’approcher le Pape et je dois être la
seule personne de moins de 30 ans! Je me rends alors vraiment compte du privilège qu’il m’a été donné.
Il faut que vous compreniez que c’est difficile de parler de ce moment... parce que vraiment c’était bref, ça représentait tellement pour moi et finalement c’est plutôt indescriptible.
A la fin de l’audience, nous avons fait la queue et nous sommes rapprochés doucement de Benoît XVI. Plus j’approchais, mois je réalisais ce qui allait m’arriver! Mes mains se sont mises à trembler
et j’étais vraiment émue. Etais-je là pour le Pape ou pour Benoît XVI? Pour la personne ou pour l’institution? Pour l’homme ou pour le représentant de Dieu sur terre, l’héritier de Saint
Pierre?
Certes, ce ne sont pas les questions qui je me posais à ce moment là mais ce sont celles qu’on m’a posé et auxquelles j’ai beaucoup de mal à répondre.
J’étais là pour le Pape, le représentant de Dieu sur terre. Que ce soit Benoît XVI ou si ça avait été Jean-Paul II ou un autre aurait été pareil. Est-ce que je vois l’homme avant tout? Non. On me
demande si je préfère Benoît XVI à Jean-Paul II... j’ai envie de répondre que peu importe qu’il soit sportif ou plus intellectuel, qu’il soit de nature chaleureuse car Polonais ou plutôt distant
car allemand... ce qui compte, c’est qu’il essaie de guider ses fidèles. Hommes avant tout, ils ont chacun leurs défauts mais je ne veux pas m’y arrêter, je ne veux pas comparer. Comment pourrai-je
dire maintenant que je préfère JPII après ce que j’ai vécu avec BXVI?
Je me suis approchée... Quand une seule personne me séparait de lui, j’ai vu le regard de son secrétaire personnel qui me souriait en me faisant signe que tout allait bien. Cela m’a
particulièrement touchée!
Et puis, à ce moment là, tout va très vite. Je m’approche du Pape, je lui embrasse la main et lui parle. Il me regarde droit dans les yeux et me répond «Signorina....» et suspense... je ne saurai
sûrement jamais ce qu’il a dit, je ne l’ai pas entendu... Certes, j’étais déçue et je n’allais pas lui demander de répéter, mais après tout, toutes les paroles du monde ne valait pas ce regard
droit dans les yeux. Déjà, on me faisait signe, il fallait partir et c’est ce que je fis, avec mon chapelet donné par le Vatican, avec les armoiries du Pape dessus. Un beau cadeau pour quelqu’un
qui en fait la collection! et je le garderai précieusement. Si j’avais mon chapelet magique qui fait avoir le grand o’, j’ai aussi le chapelet saint, béni par le Saint Père. La classe non?
Maintenant que j’ai les photos officielles prises par l’Osservatore Romane, j’ai pu constater certaines choses dont je ne me rappelais pas du tout!
J’ai constaté qu’il me sourit sur les photos. Hors j’étais tellement bouleversée par son regard, que c’est la seule chose qui m’a marquée. Pourtant, sur les photos, il a l’air heureux et ça ça me
rend d’autant plus joyeuse et fière! :)
Ensuite, je ne me souvenais pas non plus qu’il avait posé sa deuxième main sur la mienne et ça me touche vraiment...
Bref voilà, je me dis que ma mémoire est nulle et que je n’ai sûrement pas su profiter de ce moment comme j’aurais du... Que devais-je dire? Que devais-je attendre? Des tas de questions se
bousculent dans mon esprit. Mais finalement, il ne se souvient sûrement pas de moi et ce qui compte vraiment à mon avis, n’est pas tant ce que j’ai pu dire ou faire mais d’avoir été touchée par ce
regard et pouvoir dire que vraiment j’aime Benoît XVI, pour l’attention qu’il porte aux gens et pour l’attention qu’il m’a portée ne serait-ce que pendant 1 minute.
Je reste évasive, ne m’en veuillez pas, je ne peux tout simplement pas mettre de mots sur ce moment. Et peut-être que les photos parlent d’elles-mêmes.