Samedi 14 novembre 2009

En ce moment -du moins ces jours-ci parce que je doute qu’à 2h du matin ils soient en train de se réunir- des évêques et autres responsables de l’Eglise se réunissent pour parler d’Internet, des réseaux sociaux en ligne et du rôle de l’Eglise dans tout ça. Avec des intervenants qualifiés comme des représentants de Youtube, Google, Facebook ou encore Wikipedia, c’est l’occasion pour les pasteurs de se mettre à la page! Mais pour plus de détails, je vous renvoie vers le blog du Messin qui suit ça de près pour Radio Vatican, pour d’autres médias mais surtout pour ses lecteurs! 


Que ferais-je sans Internet? C’est un peu ma drogue. Tous les jours connectée, c’est vraiment un outil incroyable surtout quand on est à l’étranger, loin de sa famille et de ses amis. Certains d’entre vous seront étonnés d’apprendre que j’ai trouvé un remède à mon addiction mais le problème est que je suis encore plus dépendante de ce remède! Cela s’appelle Dexter! Série Américaine qui me captive et dont je n’arrive pas à décrocher! La preuve, je viens de passer mon vendredi soir à regarder 6 épisodes (environ 50 minutes chacun) de ce policier serial killer! Tellement «addicted» que je les regarde sans sous-titres (assez miraculeux pour moi) et en VO évidemment! C’est bon pour mon anglais n’est-ce pas? A ce rythme, j’aurai bientôt fini la série et Internet pourra reprendre sa place habituelle dans ma vie! 


Je promets de faire un article sur Dexter prochainement! 



Il semblerait qu’en ce moment, ce soit une période difficile pour les petits aixpats que nous sommes. Seb au Liban, un peu blasé par le pays, les avions militaires qui ne cessent de survoler la ville, une guerre qui a l’air de se préparer, des coupures d’électricité fréquentes et parfois longues... bref, pas toujours évident! Pitchette a Amsterdam est loin de son chéri et trouve aussi que «deux mois» à l’étranger c’est une étape importante. JJ à Munich galère avec Platon en Allemand et n’est pas toujours au mieux de sa forme. Sans parler de «miniboss» à Miami qui tente de sortir la tête de l’eau et du Panaméen qui est paraît-il un peu perdu avec ses histoires de famille, de coeur etc... 


Et moi? Oh, ben moi ça va en fait! Côté stage, ça se passe toujours bien. J’essaie vraiment de travailler ma voix pour que cela passe bien à la radio et d’être plus que «diffusable». Grande leçon d’humilité que de se retrouver face à ses collègues qui te reprennent encore et encore et qui se moquent -gentiment- de cette voix timide qui manque d’assurance ou qui en fait trop, de cette fille qui n’ose pas s’imposer et vivre son texte alors que personne n’est là pour l’intimider! Mais comme l’a dit Antoine (de passage à la radio) «Pour avoir beaucoup d’humilité, il faut beaucoup d’humiliation»! Bien que ce ne soit pas vraiment de l’humiliation! 


Je ne vois plus trop Luca... Ces derniers temps, il a été malade, je ne sais pas si c’était la grippe mais il n’était pas bien. De plus, il a tendance à m’agacer! Cela fait quelques jours que j’essaie de trouver comment traduire en italien «La culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale!» Non pas que je le lui dirai mais ça me fait bien rire de voir comme il a toujours raison et qu’il sait tout sur tout! Sinon, dans la famille rien de spécial à signaler! Je fais bien attention à tout ce que je dis pour ne froisser personne et je ne m’assois plus sur le canapé pour ne pas qu’on m’accuse prendre la place de qui que ce soit! 


Bon alors pourquoi ce petit coup de moins bien? Peut-être que Dexter me traumatise un peu en fait. Je fais des cauchemars! En fait, une personne revient dans mes rêves... Je suis convaincue qu’elle ne représente plus rien pour moi, que l’année qu’on a passé ensemble est bel et bien terminé, mais je le revois dans mes rêves. Un coup en Dexter, un coup en lui-même! Mais cela ne remet pas du tout en cause ce que je pense à propos de lui et moi. Je suis vraiment passée à autre chose. Merci Rome. 


Enfin, ce soir, le coup dur. Ma meilleure amie va se marier. Entendons-nous bien, je suis très heureuse pour elle et je ne lui souhaite que du bonheur. Je ne suis pas jalouse d’elle non plus, nous vivons chacune des expériences bien différentes. Mais nous sommes nées à quelques heures d’écart, nous nous connaissons depuis plus de dix ans et elle m’annonce son mariage! Waw!!! Mais même si je devais m’y attendre, c’est un choc. Que vais-je faire de ma vie? Me marierai-je un jour? Ca me paraît tellement loin tout ça! Et j’ai tellement d’autres choses à penser qu’à un possible mari! Mon mémoire me préoccupe déjà assez, mon avenir professionnel aussi et à plus court terme mon Visa pour le Canada!!! Alors le mariage... Et pourtant, s’il y a vraiment une chose dont j’ai envie, c’est de me marier. Non, j’avoue, ça m’a fait pleurer. Deux grosses larmes d’angoisse. Deux goûtes d’eau salées dans l’immense océan qu’est ma vie (ouais je sais, je suis une poète)....


Enfin, je ne supporte plus la nourriture italienne. C’est un drame. En fait je raffole de la nourriture italienne sauf que je ne supporte plus de me regarder dans un miroir... Je me trouve vraiment grosse. J’ai des réactions d’anorexique mais je mange comme une boulimique. C’est terrible de se toucher le ventre en se dégoûtant soi-même et de se mordre les joues en se disant qu’on voudrait couper tout le superflu... 


Je crois que c’est ça mon vrai problème, je me trouve grosse et laide. Et pas la peine de me dire «mais non tu n’es pas grosse» ou «si toi t’es grosse, que devrait dire/faire un tel?» ou encore «c’est pas grave tu feras un régime en rentrant» parce que Non, ça ne m’aidera pas. 


Je suis partie des prêtres et d’Internet pour en arriver à mon malaise physique... Normal... Excusez moi pour cet article vraiment très long mais peut-être que maintenant, j’arriverai à trouver le sommeil... 

Par Scarlett
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Dimanche 8 novembre 2009

«Le monde est petit!» ou «Le hasard fait bien les choses...» Combien de fois nous exprimons-nous ainsi? Souvent, je me dis que c’est vraiment le Seigneur qui fait de grandes choses. 


Il y a un mois, je commençais à envoyer mes cartes postales de Rome et j’ai voulu commencer, je ne sais pourquoi par Arthur allias «Petit Prince» pour ceux que ça aide à voir de qui je parle. 


10 jours plus tard, je reçois un mail de sa part: «alors comme ça tu es à Rome, quand allons-nous manger une pizza?» Oui, vous comprenez bien ce que cela signifie, lui aussi est à Rome! Et bien voilà, c’est fait, nous avons mangé notre pizza! 


Arthur et moi, c’est une grande histoire d’amitié. Nous nous voyons peu, nous nous écrivons peu mais c’est toujours pour moi un grand bonheur quand nous pouvons nous voir autour d’un sprite à Quick (petite tradition entre nous) qui s’est améliorée aujourd’hui en pizza à Rome. Depuis notre entrée dans les études supérieures, c’était devenu plus compliqué. Non pas que nous nous sommes vraiment éloignés géographiquement: lui Marseille, moi Aix, il y a pire... Mais là où nous nous voyions beaucoup à une époque, c’était le groupe de prière de Shalom et la messe quand j’allais jusqu’à St Jo’, sa paroisse. 


Bref, je n’avais pas vu Arthur depuis le jour de l’an en coup de vent à une soirée Shalom mais surtout nous n’avions pas vraiment pu discuter depuis les JMJ de Sydney! Août 2008!


Nous nous sommes retrouvés au Panthéon, avons déjeuné ensemble et sommes allés visiter le Musée d’Art Moderne situé vers la villa Borghese. Bon, un peu déçue par le Musée j’avoue... Déjà, on n’a pas vraiment compris comment sont organisées les oeuvres. Tous les artistes sont mélangés, les grandes oeuvres dont ils font la promo même pas mises en valeur mais entre d’autres oeuvres sans distinction aucune et surtout pas vraiment de quoi se repérer dans le musée! Dire que c’était très italien serait généraliser mais tout de même nos Musées français ont tendance à être plus ordonnés! (élan de prétention purement nationaliste, j’en conviens!) 


De toutes façons, visiter le musée n’était qu’un prétexte, une occupation pendant que nous parlions et nous retrouvions. Il m’a avoué qu’il avait postulé pour entrer dans la Communauté d’Alliance de la communauté Shalom et j’en suis ravie car la veille je disais à quelqu’un que je pensais qu’il le ferait un jour! La Communauté d’Alliance consiste à vivre sa propre vie: famille, travail, occupations mais en gardant la vie de prière et participant à la vie de communauté. A ce titre, il vit à Rome avec la communauté et vit ces deux années qu’il passera à Rome comme son temps de Postulat et de mission. 


Retrouver Arthur apporte toujours un sentiment de sérénité. Il est la simplicité incarnée et parler avec lui calme souvent mes angoisses même si on ne les évoque pas. 


Nous sommes allés au centre international Saint Laurent, sur la via della Conciliazone.Tous les samedi, il assiste là à l’adoration du Saint Sacrement pendant une heure avant la messe avec des membres de la communauté. Je suis alors allée avec lui. J’ai réalisé que je n’avais pas vraiment eu de temps  d’adoration depuis les JMJ où je mettais retrouvée avec Arthur, sous la tente d’adoration mise en place lors de la veillée avec le Pape. Heureusement qu’Arthur est là pour me faire adorer le Christ! 


Après la messe, la communauté fêtait l’anniversaire d’un de leur prêtre et j’ai -bien sûr- été invitée. Je me suis alors jointe à eux pour fêter dans la joie cet événement! Comme d’habitude, c’était joyeux, simple, avec plein de gens hors de la communauté pour entourer la personne. A chaque soirée passée avec la communauté, je sors touchée parfois émue. L’attitude de ces personnes, leur gentillesse, leur générosité est vraiment le reflet de ce qu’ils vivent, une foi profonde, une confiance en Dieu et une vie d’amour. 


Je rentre donc encore une fois un peu bouleversée par ces personnes qui m’ont invitée à revenir quand je voulais pour, partager, rencontrer et prier avec elles. 


Dans ces moments là, je me dis que je vis vraiment en plénitude la vie Romaine. J’aurais visité comme une touriste, profité des lieux de loisir (bars, musées...) comme une étudiante italienne et j’aurais vécu des moments spirituels qu’offre la «Roma Cristiana» autour du Pape d’abord et avec les différentes parties de l’Eglise comme une jeune catholique qui se retrouve. 

Par Scarlett
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Vendredi 6 novembre 2009

Je voudrais rendre hommage à ces personnes qui depuis mon collège ont marqué ma petite vie, ont été des exemples et pour lesquelles j’ai une certaine admiration. 


Je pourrais dire qu’elles ont été des mentors pour moi. 

 

 

Cela a commencé au collège avec Claire. Agée de 4 ans de plus que moi, je l’ai rencontrée en camp d’aumônerie et elle m’a pris sous son aile. Je la suivais partout pendant le camp, je faisais comme elle. J’aimais son côté un peu rebelle je crois! Elle s’affirmait alors que je n’étais qu’une enfant timide! Elle a partagé sa passion pour Placebo avec moi et m’a aidé à développer la mienne pour Indochine et m’accompagnant à mon premier concert du groupe. Une tradition d’ailleurs est née... Chacun de mes concerts d’Indo se sont fait avec elle, de même pour Placebo. La foi nous ayant rapprochées à la base, elle a accepté d’être ma marraine de confirmation et pour cela elle reste une personne très importante de ma vie et surtout de ma vie de catholique. Aujourd’hui, elle part aux Philippines pendant deux ans en mission humanitaire. Elle n’est plus la rebelle d’antan mais je la porte dans mon coeur et dans ma prière. Son courage et sa foi sont pour moi un témoignage profond. 

 

Pendant mon lycée, il y a eu Delfine. Ex petite amie de mon frère, elle est devenue bien plus que la «future possible belle soeur», une vraie soeur. Avec elle, j’ai aussi adopté ses trois autres soeurs et ses parents ou plutôt, ils m’ont tous adopté dans leur famille si généreuse. Mais Delfine m’a soutenue toujours au cours de mon lycée et aussi après, dans mes soucis familiaux quand mes rapports avec mon père étaient difficiles et que je ne savais pas comment gérer ses réactions face à mes choix de vie. Elle m’a aidée à gérer mon premier amour avec tout ce que cela engendrait et m’a aussi aidée dans ma foi. Delfine a une place tellement importante dans mon coeur. Aujourd’hui, mariée, je la garde toujours dans mes pensées et elle reste un exemple pour moi. 

 

L’entrée à l’IEP a été un tournant dans ma vie. Tout de nouveau, mon petit monde tout beau, tout parfait qui s’effondre.  Et là, une rencontre. Le handball m’a apporté tellement cette année là. Un moyen de m’affirmer, de me défouler et des rencontres... mais surtout une rencontre. Une 4° année rentrant d’Australie. (je garde l'anonymat, elle se reconnaîtra!) Nous n’avons rien en commun mis à part que je fréquente celui qu’elle considère à l’époque comme un de ses meilleurs ami et que son colloque et moi parlons beaucoup. A son tour, elle va me guider et me soutenir, me rassurer face à ma peur. L’IEP me terrorise, je n’ai aucune confiance en moi. Elle est là, elle sait me dire ce qu’il faut et m’aide à avancer. Elle est partie à Londres pour sa 5° année et nous avons gardé contact. Je suis partie pour ma 3° année et nous sommes toujours en contact. Je l’estime tellement et elle a encore du boulot devant elle. En 4A, je vais encore avoir besoin d’elle, de ses conseils quand je serai perdue dans mon mémoire et paniquée par mon Grand O! Mais je sais que je pourrai compter sur elle.

 

Et aujourd’hui alors? A l’étranger, dans une radio même si ce n’est pas n’importe quelle radio, qui pour m’aider, sur qui je prends exemple? Elle s’appelle Mathilde. Elle ne sait pas  ce qu’elle représente pour moi mais selon, je lui dirai dans quelques temps, au moment de mon départ. C’est drôle, la stagiaire avant moi me disait qu’elle ne l’aimait pas, que ce serait difficile avec elle. Et pourtant! Si je me destine à une carrière de journaliste plus tard, je voudrais être comme elle. Appliquée et acharnée au travail, responsable et compétente! 

 

Evidemment, je pourrais trouver le pendant masculin de chacune de ces femmes. A part au collège où je ne vois pas mais ce qui est étonnant, c’est que le pendant masculin change de profil alors que là, ce sont toutes des jeunes femmes d’à peu près le même âge que j’ai pris à un moment ou l’autre pour exemple. Je ne parlerai pas de ces mentors masculins parce que pour une fois, je veux mettre à l'honneur les femmes! Ce n'est pas la fête de la femme mais celles ci méritent une reconnaissance de chaque jour! 


Par Scarlett
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Mercredi 4 novembre 2009
Ceci est un article qu'un vieux pourrait écrire!

Deux mois. C'est à quelques jours près le temps qu'il me reste à passer à Rome. A cette idée, mon coeur s'emballe, mon esprit se trouble... Deux mois... Ce n'est pas assez... Je voudrais y rester d'avantage. Je sais ce que j'ai ici. Un foyer acceuillant, un stage qui me plait, des conditions de vie parfaites, un charmant pour me tenir compagnie et des personnes pour profiter de la vie romaine et de ses plaisirs. Cinéma, bars, restaurants, musées, monuments, églises... Tant de choses à voir, à faire, à goûter avant de partir! Tant de personnes dont je veux profiter, que je veux voir et pourtant... Pas le temps de tout faire! Un mémoire qui commence à m'angoisser quand on me dit qu'il faut préciser d'avantage au risque de devoir changer totalement l'angle! 

D'un coup, ce soir, avec la fatigue parce que j'ai peu dormi la nuit dernière ou du moins pas assez (rentrée à 2h après être allée au ciné, la joie du bus de nuit) un coup de stress, d'angoisse, une réflexion sur le temps qui passe et sur ces petites épreuves de la vie. 

Le temps qui passe... Je suis en 3° année à Sciences Po. 3 ans déjà que j'ai passé le bac. Ce qui me paraissait comme très important, comme un pas dans ma vie perd de sa grandeur. Bac + 3, ça commence à faire. Quand je rentrerai de l'étranger je serai en master. Mon Dieu. J'ai l'impression que cette année est hors du temps. Que l'on passe de la 2A à la 4A sans rien au milieu sinon un rêve, une parenthèse. Le retour à la réalité sera difficile, je m'en rends déjà compte. 

Dans deux mois déjà ce sera difficile. Je quitterai Rome, la radio, ces personnes. L'ambiance d'une ville qui bouge malgré son éternité et ses monuments qui rappellent un passé lointain, un passé glorieux, un passé tout simplement. Ce passé qui sera aussi le mien, qui est déjà le mien. Je dirai "quand j'étais à Rome..." Et pourtant à l'échelle de la ville, ma présence ici ne représente rien. Mais qu'importe pour moi cela représente tellement!

Je ne regrette pas mon choix quand même de partir au Canada. Deux expériences, deux villes, deux vies. Ma parenthèse sera double, mes souvenirs différents. Quitter des personnes que j'apprécie vraiment pour en rencontrer d'autres ne doit pas être vu comme un mal. C'est l'occasion d'en découvrir un peu plus, sur une autre société même si peu différente, sur un autre pays, une autre culture. Je m'efforce de prendre la chose positivement. Professionnellement, cela ne peut qu'être bien. Je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie et découvrir un maximum de possibilités est aussi une bonne chose. 

Voilà, c'était un article pour me rassurer moi-même. Me dire les choses que j'aimerais qu'on me dise. Me convaincre que j'ai pris la bonne décision en dédoublant mon année à l'étranger. Me trouver des côtés positifs à mon prochain départ. 

La fatigue me sied mal, je réfléchis trop! 

 
Par Scarlett
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Dimanche 25 octobre 2009
Quand je cours et j'ai du mal, je me trouve souvent une motivation... 
L'année dernière je me disais "mais tu crois vraiment que c'est comme ça que vous allez gagner le crit?" 
Cet été je me disais "aller, ton chéri sera heureux d'avoir une copine sportive qui s'accroche!"
A la fin de l'été, je pensais "c'est peut-être pour ça qu'il t'a largué! si tu t'arrête pas il reviendra peut-être..." 
Maintenant, c'est plutôt "Charmant est sportif, il remarquera peut-être tes jambes de coureuse..." 

 
Vu que ...
j'ai perdu le crit,
le chéri n'a pas voulu me retrouver,
l'ex n'est pas revenu...
je préfère ne pas penser aux remarques que se fera Charmant! 



Charmant, charmant... En quelques mots...
Charmant n'est pas un autochtone... je suis plutôt nationaliste! 
Charmant est grand et bien proportionné, physique de sportif...
Charmant a des yeux perçants, tellement que j'ai toujours l'impression qu'il lit à travers moi!
Charmant a une barbe de trois jours très souvent qui lui donne un air un peu rebelle! 


Dur de le décrire... Qu'importe s'il est brun ou s'il a les yeux gris... Tout ce que je peux dire c'est que Charmant est juste Charmant. 

Aller, je n'en dis pas plus! Le suspense il n'y a que ça de vrai! ET pourtant si vous saviez! Charmant m'a finalement remarquée, c'est tout ce que je peux vous dire! 

 
Par Scarlett
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Samedi 24 octobre 2009

Et oui, c’est avec une semaine de recul que je viens (enfin) vous raconter notre petit périple à Naples! Il faut avouer que j’ai été très occupée ces derniers temps! 

 

Nous sommes partis avec le train régional de 8h15. Il s’agissait donc de se lever vers 6h30 et enchaîner les transports en commun! Pour moi: tram jusqu’à Trastevere et train jusqu’à Termini. Nous avons trouvé sans difficulté le train et sommes partis pour 2H30 de trajet. 

 

Arrivés à 10h45, nous constatons que la météo ne nous avait pas menti et que c’est très nuageux. Rien, cependant, ne pouvait aller à l’encontre de notre bonne humeur. Nous nous jetons dans «la fosse aux lions» comme on nous l’avait présentée! En effet, après toutes les indications que nous avions eu sur la ville, ça donnait pas envie: la mafia, les voleurs, la violence et les poubelles!!! 

Et bien, figurez-vous que rien, nous n’avons rien constaté de tel. La Mafia n’allait pas nous attaquer certes, pauvres touristes qui venaient leur donner des sous mais bon on aurait pu assister à une fusillade! Les voleurs ne nous ont pas attaqué et les éboueurs avaient fait leur travail! La seul violence que nous avons rencontré  était sonore avec tous ces napolitains qui ne peuvent s’empêcher de klaxonner à tous les carrefours! pire qu’à Rome!

 

Bref, heureusement, Guillaume avait bien repérer où nous voulions aller. Nous nous dirigeons donc vers le Palazzo Reale (Palais Royale pour les non italianisants), le Castel Nuovo (château neuf) et le Castel del Uove (château de l’oeuf ou château vieux). Nous avons profité de l’extérieur de ces édifices et n’avons visité que l’intérieur du Castel Vecchio (c’était gratuit!). Nous avons pu profiter durant notre promenade de la vue magnifique qu’offrait la luminosité des nuages. Le Vésuve en fond est imposant et nous sommes pris de photonite! 

 

Vers midi, la pluie vient nous dire «bonjour». Nous décidons, en bons français de déjeuner dans un restaurant typique. En fait, nous avons pris le premier qui passait car la pluie battante commençait à nous geler les pieds! Le restaurant était sympathique avec des photos de cinéma. Nous avons compris que nous étions dans un restaurant typiquement Napolitain, au moins pour ces dirigeants. Un accent napolitain affreux! Oui, je dis ça parce qu’on ne comprenait pas grand chose quand les messieurs et dames se parlaient entre eux. La dame en cuisine, rebaptisée Maria pour l’occasion, que nous pouvions voir par la vitre fumait! Scandaleux non?  Enfin, nous avons mangé de très bonne pâtes (pour changer!). 

 

Puis, nous avons repris notre route. Nous avons déambulé dans les rues de Naples. Petites rues avec le linge étendu sur les balcons malgré la pluie, les enfants qui jouaient au foot, cela semblait bien typique. Nous sommes allés dans la Gallerie Umberto Ier où se trouvent les grands magasins mais tout était fermé! Puis évidemment, passage sur la Piazza del Plebiscito (Place du plébiscite) où nous sommes revenus plus tard pour visiter l’Eglise attenante. 

 

Nous avons entamé une ascension sous la pluie vers le Château St Elmes qui surplombe toute la ville. Ainsi, nous avons pu profiter de la vue sur la ville à différent points en hauteur! C’était magnifique de voir toutes ces couleurs car les maisons de Naples sont toutes colorées et donne de haut une impression de patchwork. (pour voir par vous-même direction mes albums!) Le Vésuve qui plus est s’imposait toujours en fond... 

 

Après une ascension difficile, nous avons pu visiter le château pour la modique somme de 1.50 euro. Certes, il n’y avait pas grand chose à voir à part une expo d’art contemporain mais la vue était imprenable! 

 

Redescendre a été plus difficile! Non pas que ce soit dur mais nous nous sommes demandés pendant quelques temps où était la mer et par où passer! Nous avons beaucoup ri. Guillaume disait «la mer est de ce côté» et je soutenais qu’elle était de l’autre! Finalement, nous ne savons toujours pas qui a raison! 

 

Après la pause chocolat chaud et magasins, nous nous sommes dirigés lentement vers l’auberge de jeunesse (que nous avons rebaptisé «l’alberge» en confondant italien «albergo» et le français «auberge», ainsi nous nous sommes auto proclamés «itaçais») 

 

Il faut savoir que nos deux jours ont été marqué par des chansons. Notre bonne humeur ne s’est pas faite chasser par les désagrément temporels et chantions notre joie! Nous avons quand même espéré un bon moment que le temps se dégagerait pour le lendemain. Malheureusement, le lendemain matin, c’était pire! Tout bouché, on ne voyait pas le Vésuve et il pleuvait déjà! Nous sommes quand même allés à Herculanum (Ercolano en Italien) où nous avons bravé pluie + vent et fait un détour monstrueux pour atteindre les vestiges romains. J’avoue avoir perdu un bout de ma bonne humeur pendant la visite! La pluie, le vent qui m’empêchait de garder mon parapluie et qui l’a d’ailleurs cassé et le froid sans compter la perspective de ne plus aller au Vésuve pour laquelle nous nous faisions une grande joie, m’a un peu attristée. Mais bon Guillaume faisant de son mieux pour positiver, finalement, j’ai quand même profité! 

 

Nous avons déjeuné au resto, une petite pizza et avons repris la route de la petite gare. Une autre crise de fou rire. Nous étions sur le deuxième quai quand une voix se fait entendre «è vietato spogersi sul secondo marciapiedi quando il treno non è annunciato» ou un truc comme ça; en gros, il est interdit de se tenir sur le deuxième quai tant que le train n’a pas été annoncé. Alors, en bons petits bien élevés, on se décide à retraverser mais un train arrive donc on bouge pas. On nous renvoie le son! Bref, finalement on traverse. Des gens y vont et là rien! On en a conclu qu’il y avait du racisme anti français! Enfin bref! 

 

Nous avons finalement le train pour Naples et même s’il n’était que 14h, avons repris le train pour Rome. Pas de visite de Pompéi car herculanum c’était pareil, pas Capri car c’était cher et sous la pluie, ce n’est pas si beau je suppose et pas le Vésuve car en temps de pluie c’est impossible! Nous avons mis 3h30 pour rentrer... Ne me demandez pas pourquoi le train s’est arrêté pendant une heure au milieu de la campagne, je n’en sais rien! Nous avons dormi quasiment tout le long, heureux d’être au chaud! 

 

Voilà en gros notre petit périple. Nous sommes quand même très heureux d’avoir découvert combien la ville de Naples est belle même s’il y a des travaux de partout et les vestiges valait quand même la peine d’être vus! 

 

Je m’arrête là, c’est déjà beaucoup trop long! 

Prochaine fois, je reviens sur charmant, promis!  

Par Scarlett
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Jeudi 15 octobre 2009
Je croyais être tout à fait immunisée face aux charmes masculins, je me suis trompée. 

Le choc après avoir appris que l'"ex" avait une nouvelle copine m'a permis de comprendre que cette fois c'était bel et bien fini, qu'il état passé à autre chose même si c'était trop rapide à mon goût et qu'en plus il est heureux. S'il avait droit au bonheur et que je ne fais partie de sa vie que pour recevoir des reproches, je devrais pouvoir oublier mes sentiments de jadis et daigner tourner mon regard non pas vraiment vers l'avenir mais vers l'espèce masculine en général.

Je crois que ça y est c'est fait.

Je respecte encore beaucoup l'"Ex" que je compte parmi mes préférés (ouais enfin c'est pas comme si j'en avais 25 non plus...) malgré une fin assez chaotique. Peut-être est-ce du au fait qu'on ne se parle plus et que j'idéalise sa personne comme je le souhaite espérant qu'il m'aime bien quand même et qu'on se reparlera un jour comme je le fais avec "le premier amour".  

Une photo de lui et moi a résisté à la suppression sur Facebook. J'ai remarqué ça hier en regardant mes photos de profil  (me mettant à la place de quelqu'un qui les aurait regardé.. hehe) Bon, je ne l'ai pas supprimé: les premiers signes de gérison: je supporte à nouveau de nous voir ensemble sur une photo, sans pleurer, sans être attristée, sans rien en fait à part les bons côtés. Ma mémoire est sélective je l'avoue! 

Enfin bref, après plus d'un mois et demi à ignorer toute personne qui pourrait avoir des poils, des muscles, les cheveux courts ou encore un pénis (pour ceux qui ne comprennent pas: un homme!), j'ai été touché par le charme d'un de ces êtres et je me retrouve à l'admirer quand je peux! 

Une admiration secrète, deux secondes par ci, deux secondes par là... Je n'en dis point plus pour le moment, je garde l'anonymat de celui que j'appellerai désormais "Charmant". 

Mon ami à Rome a tous les détails qu'il veut mais j'ai envie de dire que c'est le privilège de vivre à Rome!

Ce week-end est prolongé pour moi: 3 jours sans boulot car j'ai bossé le we dernier. Cela signifie que vendredi c'est repos et préparation des deux jours que je passe avec Guillaume à Naples! Oh yeahhhh :) 

Je ne pourrais pas admirer Charmant mais ce ne sera qu'un plaisir pour mon retour!  
Par Scarlett
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Dimanche 11 octobre 2009

Ce stage à Radio Vatican m’offre des possibilités extraordinaires et je crois que ma rédactrice en chef ne se rend pas compte du bonheur qu’elle me donne quand elle me laisse faire la reporter dans des événements où le Pape est présent. 

 

Mais reprenons chronologiquement. Vendredi soir, petit dîner avec Florie, Guillaume et des amis de Florie rencontrés à l’ambassade de France. Des français, un italien et une soirée bien sympathique. Le Campo dei Fiori nous a accueilli et nous avons pu profiter ainsi de l’ambiance qu’offre tous ces jeunes romains et ces touristes sur la place. 

 

Samedi après-midi et c’est là que ça devient intéressant, je devais donc faire l’apprenti reporter pour la Radio. A la salle Paul VI avait lieu la récitation du Rosaire avec le Pape et les universitaires présents à Rome et particulièrement, les africains présents pour le 2ème synode pour l’Afrique qui se tient du 9 au 25 octobre à Rome.  Je partais donc avec ma petite accréditation donnée par la Radio pour interviewer le responsable de la chorale africaine présente pour l’occasion:

 

J’avais donné rendez-vous à Guillaume pensant que c’était ouvert à tous mais c’est naïf de ma part je le reconnais. Je m’en voulais assez de ne pas pouvoir le faire entrer et de lui avoir fait un faux plan. Cependant, c’est avec joie que je reçu un message de sa part me disant qu’il avait trouvé un billet par terre et qu’il avait donc pu entrer!


Moi, je dis vivement les JMJ en Afrique, ce sera exceptionnel! 

 

Après deux heures d’attente, le voilà enfin! Le Pape est arrivé. J’étais assez déçue qu’il ne passe pas par l’allée centrale car j’aurais été à 20 cm de lui mais ce n’est pas grave ce n’est pas tellement ça qui compte même si ça fait plaisir de le voir de très près. 

 

Nous avons donc prié le rosaire avec lui et en direct avec les universitaires africains de 9 pays d’Afrique qui récitaient le début des «Je vous salue Marie», c’était une image très forte et prouve que les nouveaux moyens de communication permettent quand même de grandes choses! 

 

Après le Rosaire, le Pape a distribué un exemplaire de son encyclique Veritas in Caritate à chaque représentant des délégations Africaines si j’ai bien compris. 

 

ET puis, nous avons aussi eu le droit à un petit discours en français 

 

Ce fut un grand moment. Je n’étais vraiment pas loin du Pape grâce à cette accréditation et suis sortie de là vraiment Joyeuse et sereine même si j’avais moins d’une heure pour monter le son de mes interviews. J’avais aussi interviewé une soeur venant de Côte d’Ivoire. 

 

Avec Guillaume que j’ai donc retrouvé après le Rosaire, nous sommes allés en vitesse à la radio. Une brève visite pour lui à une heure où c’était quasiment désert (20h). J’ai fait un rapide montage et nous sommes sortis, tous les deux heureux à parler et encore parler de notre moment passé avec le Pape. 

 

Nous avons passé une soirée sympathique chez Florie et lui. Repas tranquille, préparation de notre week-end à Naples, discussion encore et toujours du Pape, du Rosaire et des canonisations auxquelles nous allions assister le lendemain. 

 

Ce lendemain, donc, aujourd’hui, nous avons pris le petit déjeuner dans un bar non loin de la place Saint Pierre. Premier chocolat chaud italien, ça fait plaisir! Promis, la prochaine fois, je prends le capucino! 

 

 

Avant 10h, nous étions sur la Place Saint Pierre qui n’était pas encore pleine et nous avons pu nous placer bien proche d’un grand écran qui, dans ces cas là est bien plus qu’utile, surtout quand la messe est présidé à l’intérieur de la Basilique. 

 

François Fillon était présent pour l’occasion, il est bien notre premier ministre quand même! 

 

La messe a été assez longue, au bout de trois quarts d’heure nous n’étions qu’au Gloria et non je n’exagère pas! Heureusement, après ils ont accéléré et même sauté quelques passage: pas de Prière Universelle, pas de temps de pause après la communion! Il fallait bien parce que quand même, il y avait l’Angélus. Pour cela, le Pape est sorti face à la foule étendue sur toute la place et j’ai donc vu en vrai même si de plus loin pour la troisième fois dans la semaine, Benoît XVI! 

 

Enfin voilà, nous sommes repartis encore une fois comblés par notre Week-end! 

 

Quand même très fatiguée après les trois heures passées sous un soleil fort et une chaleur incroyable, je suis rentrée pour le repas. Pas de bus évidemment car trop de monde, j’ai marché jusqu’au Largo Torre Argentina avant de prendre le Tram.

 

Repas avec toute la famille et j’ai essayé de montrer à Luca mes photos mais il est méchant avec mon très cher et aimé Saint Père. J’ia beaucoup de mal à expliquer pourquoi je l’apprécie tant mais son côté intellectuel me plaît vraiment. Il est peut-être conservateur et a du mal avec la communication sur certains points mais ses réflexions sont toutes très profondes et intéressantes.

 

Alors tant pis pour Luca mais non, ce n’est pas «il pastore tedesco» comme il l’appelle péjorativement mais c’est Benoît XVI que je respecte sincèrement.

 

 

«Viva il Papa, Benedetto, we love You!»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Scarlett
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Dimanche 11 octobre 2009

Cette semaine a été assez chargée. Après un week-end repos pour retrouver un peu de calme après l’agitation du premier mois passé à Rome, j’étais assez excitée. En effet, je préparais pour la radio deux zooms. Des gros plans de sept minutes environ sur les deux bienheureux qui seront canonisés demain. 

 

Pour les écouter, je vous donne les bons liens cette fois-ci:

 

Cela m’a pris beaucoup de temps. Travailler les voix des interlocuteurs, écrire le texte pour faire les transitions, enregistrer encore et encore ma voix afin de paraître moins timide et moins «petite fille» et essayer de montrer que ce n’est pas lu (même si ça l’est!). Ce n’est pas encore parfait, mais cela demande du temps, de l’expérience et il faut s’affirmer, s’imposer! De plus, il a fallu cherche la musique, en trouver une bien qui corresponde et enfin faire un montage pas trop mauvais dans le temps imparti. Ce fut long, laborieux mais à la fin j’étais heureuse d’avoir fini! 

 

D’autre part, j’étais d’autant plus excitée et motivée que je faisais mon travail en attendant impatiemment les soirées! Je retrouvai en effet Anne et Glenn, les parents de mon amie australienne Jessica. Nous avons passé deux soirées charmantes ensemble. La première, nous nous sommes retrouvés sur la place Saint Pierre et avons marché jusqu’à la place Navona où nous avons dîné. C’était très sympa de les revoir un an après mon bref passage chez eux pour les JMJ. 

Anne et Glenn apprennent l’italien en Australie, ils étaient donc ravis de pouvoir parler et m’écouter parler italien. Ce fut assez chaotique en fait. Je commençais les phrases en italien et voyant qu’ils ne comprenaient pas je finissais en anglais! Bref, j’ai parlé fritaglais!! Le lendemain matin, en croisant Stefania, je lui dis «HEllo, how are you?» Et là, je me dis «non, quelque chose ne va pas!» Pendant dix minutes, impossible de parler italien. Tout me venait en anglais! 

 

Deux jours plus tard, nous avons passé la soirée dans le quartier de la Fontaine de Trévi comme en témoignent les photos. Nous avons dîné dans un petit resto qui n’avait d’italien que le nom mais bon ce n’était pas bien grave! C’était encore une fois très agréable mais comme toutes les bonnes choses ont  un fin, nous avons du nous dire au revoir sans savoir quand nous nous reverrons.... Finalement en trois ans, nous nous sommes vu chaque année! D’abord, quand je suis restée chez eux un mois, puis l’année dernière pour les JMJ et cette année pour leur European Trip. 

 

Ce jour là, il m’est arrivé quelque chose de génial. Bref mais intense! Je savais que le Pape assistait à un concert à l’auditorium en dessous de la radio. J’avais un billet mais je préférais profiter de mes amis quand même! J’ai donc donné mon billet à Guillaume qui était ravi et cela m’a fait d’autant plus plaisir! En sortant de la radio, je vois que toute la rue est bloquée. J’en conclu que le Pape n’est pas encore arrivé. je décide d’attendre et au bout de 10 minutes, je vois le cortège des voitures s’avançait du bout de la via della Circonvellazione. Et voilà que le Pape me passe devant en me faisant «Coucou» oui oui, juste à moi!!!  

 

Que celui qui dit que ça ne m’était pas directement adressé se taise! Il ne sait pas de quoi il parle! 

 

Enfin, niveau stage, j’ai fait de nouvelles choses encore et ça c’était cool. Assistante journal pendant le journal de 18h. En gros cela consiste à indiquer le temps qu’il reste au présentateur. Pas très compliquée même s’il faut faire de rapides petits calculs. Bon j’avoue parfois heureusement que le vrai assistant calculait plus vite que moi! Autre nouveauté, j’ai du faire un papier rédac’ à propos de la situation au Pakistan suite à un attentat. En gros, il s’agissait de décrire la situation et je suis passée au journal de 13h! ^^

 

Aujourd’hui, c’est un grand moment de ma vie de journaliste en herbe: je vais sur le terrain à un chapelet va dire le Pape avec les étudiants romains. J’ai mon petit pass Radio Vatican pour faire des interviews :) 

 

 

 

 

 


Par Scarlett
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Dimanche 4 octobre 2009
Depuis que je suis à Rome, en stage rappelons-le à Radio Vatican, les gens me demandent de plus en plus mon avis sur des questions religieuses et des avis de l'Eglise. Et si on me le demandent pas, je prends moi-même parfois l'initiative de d'expliquer certaines choses quand je vois que l'on attaque gratuitement ou presque l'Eglise ou les positions du Pape par exemple. 

Je n'ai jamais été une catho extrêmiste à défendre jusqu'au bout et sans aucune flexibilité l'Eglise. Je ne respecte moi-même pas certains des préceptes de l'Eglise. Je ne vais pas me justifier devant vous à ce sujet. Je dois avouer que je respecte énormément le Pape et que ses propos sont très importants pour moi. J'essaie de le comprendre, de le respecter et même si parfois, ça a du mal à passer, je cherche à comprendre ce qu'il a voulu dire. Je me dis souvent que c'est un homme avant tout et un homme de 80 ans. Tout comme, je n'ai pas le même avis que mes grands-parents sur certains points, c'est un peu la même chose avec Benoit XVI. Mais, je comprends que cela puisse choquer, que les gens réagissent en disant "et bien il ne faut pas oublier que tout le monde l'écoute et que s'il est trop vieux pour comprendre, il ferait mieux de se taire". 
 
Il y a encore 4 mois, au mois de juin, je me rappelle avoir passé une soirée avec des personnes aux restaurant et une personne que je rencontrais ce jour-là me posait des questions de religion. Un ami présent et qui savait que je n'étais pas à l'aise pour répondre à tout cela m'avait sauvée la mise. Mais voilà, cette semaine, c'est cette même personne qui me posait des questions sur ma foi, sur l'Eglise, sur les préceptes du Pape. Je ne pouvais plus y échapper.
Je me suis surprise moi-même à répondre à ses questions, à traduire ma pensée et à m'exprimer ENFIN sur ces sujets. Il y a certains points évidemment sur lesquels je ne peux pas tout expliquer. Je n'ai jamais fait de théologie et donc je ne réponds qu'en fonction de mon ressentiment. Je ne dis pas que ce que je dis est vrai, cela ne traduit peut-être pas exactement la pensée des ecclésiastiques, mais c'est ce que je pense, ce que je ressens et comment je vis ma foi. 
Je vous mets ici les questions et les réponses, retouchées parfois dans la forme mais jamais sur le fond. C'est un peu long mais ce sont des questions qui demanderaient d'être encore plus exhaustif. 

Ami: je croyais que le Pape 'était le représentant de Dieu. DIEU est un homme donc 

Moi: oui, Jésus est un homme, Jésus est Dieu, mystère de la trinité

Ami : et ça te gêne pas, le fait que Dieu soit un homme et le fait qu'on ait tué Dieu quand il était sur Terre?

Moi dieu a donné son fils pour nous même, que veux tu que je te dise, je peux te renvoyer vers "entrez dans l'espérance"de JP2 qui explique tout sur ces choses là, c'est la foi 

Ami: non mais au delà de la foi, concrètement, qu'est-ce que tu ressens vis à vis du fait que Dieu soit un homme, et qu'on ait réussi à le tuer

Moi  "on a réussi à le tuer" déjà dieu s'est laissé tuer^^; Après, Dieu s'est fait homme ca prouve pour moi que Dieu n'est pas un petre si loin mais qu'il est là proche et qu'il comprend ce que lon vit, les souffrance comme lui a souffert sa passion et les bonheurs. On a réussi à tuer Dieu parce qu'il s'est sacrifié pour nous, pour nous faire prendre conscience de l'amour qu'il peut avoir pour les hommes jai limpression de parler comme un pretre et j'ai conscience que ca peut paraitre idiot et appris par coeur ms vmt 

Ami: et tu penses qu'il nous aime de l'avoir tué ? qu'il se dit "ma créature est géniale"

Moi  non ms "ma créature est libre, je la laisse fr ses choix mm si elle fait des erreurs" 

Ami:  erreur, qui coûte la vie d'un homme, de manière particulièrement sanglante qui plus est

Moi oui ms ce n'est pas qu'une vie, jésus n'est pas le seul qui a été mis à mort dans l'histoire 

Ami oui je sais, ils étaient plusieurs crucifiés

Moi: ms Jésus s'est donné pour nous montrer l'amour de dieu prêt à sacrifer son fils, pr nous sauver

Ami:  et il a réussi tu trouves ?

Moi : ce n'est pas cette vie qui compte mais le moment de la résurrection

Ami: j'ai justement d'autres questions, si Dieu nous aime tous, pourquoi seuls quelques uns seront ressuscités ?

Moi: pourquoi quelques uns seulement?

Ami: et bien, je ne sais pas, ces histoires d'enfer, de paradis, de purgatoire, pourquoi cette notion de jugement après la mort, s'il nous aime tous ?

Moi:  l'enfer existe peut-être ms on ne sait pas si quelqu'un y est allé même Juda repenti a été pardonné

Ami:  donc le suicide n'est pas acte condamnant directement aux enfers

Moi:  ms tu sais ce qu'il se passe toi une fois que t'es face à dieu? une fois que t'es mort et que tu es devant lui? je pense que dieu ds sa grde miséricorde nous pardonnera 

Ami: moi j'en sais rien effectivement, sauf que l'Eglise a l'air de savoir plein de trucs le suicide par exemple est condamné comme un péché mortel contre soi, et contre la volonté de Dieu

Moi oui  parce que dieu te donne la vie pourquoi la reprendre ?

Ami  ouais ouais mais en attendant s'il nous pardonne à tous, et qu'il nous aime tous et surtout qu'il dit "je laisse le libre arbitre, même s'ils font des erreurs", pourquoi le suicide serait-il condamné ?

Moi: admettons: tu es un père, tu as un fils  tu le  laisses libre de sortir et de vivre sa vie non? Si tu apprends qu'il a volé, vas tu laisser cela sans être puni? 

Ami: on punit comment ? Par l'enfer ?Je croyais que Dieu avait même pardonné Judas et en l'occurrence pour le suicide, c'est plutôt le cas d'un père qui laisserait vivre sa vie à son fils, et le fils meurt d'un accident de voiture

Moi: On punit: on réprimande et puis on pardonne et laisse a nouveau vivre car on estime qu'il a appris de ces erreurs; je ne vois pas le rapport entre le suicide et l'accident de voiture

l'accident par définition n'est pas voulu

Ami: je voyais pas le rapport avec le vol, ni la faute, le fils, on lui dit "t'es libre",s'il veut se foutre en l'air, je vois pas en quoi il gêne les autres;

Moi: déjà ça gêne les gens qui l'aiment. ils sont tristes d'avoir perdu un être cher, sont souvent dans l'incompréhension de ne pas avoir pu l'aider et le comprendre le soutenir

Ami: si l'homme était mort naturellement les gens seraient tristes aussi, le suicide ne gêne pas davantage leurs vies

Moi: oui ms il n'y aurait pas cette part de culpabilité qu'il y a souvent avec le suicide "pourquoi je ne l'ai pas vu venir, pourquoi je n'ai pas su l'aider"

Ami: on ne vit pas sa vie, ou sa mort, par rapport aux autres mais par rapport à soi en premier lieu

Moi: oui ms ça atteint forcément les autres la vie n'est que rencontres et relations

Ami: donc on ne peut pas choisir sa mort, juste parce que ça rendrait les autres tristes; ce sont donc les autres, qui ne pensent qu'à eux

Moi: mais si tu peux choisir ta mort, tu es libre. ce n'est juste pas le bon choix. On te donne l'occasion de vivre, de profiter de ce qu'il y a de plus extraordinaire au monde

Ami: et donc on te punit d'être mort

Moi: on te réprimande, on peut être en colère,  mais dieu comme tout parent, comme toute personne qui aime sincèrement pardonne

Ami: mais pardonner quoi? en l'occurrence, vu que le type a juste choisi de mourir, la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres, et bien le type a profité de sa liberté, sans atteindre celle des autres

Moi: pardonner le fait de s'être cru plus fort que dieu qui donne la vie et de pouvoir choisir soi qd la reprendre

Ami: ah, donc c'est un problème d'ego; Dieu est orgueilleux et refuse qu'on veuille choisir soi même

Moi: Dieu reste Dieu,  quand un ange s'est cru plus fort que lui, il est devenu Satan et a voulu faire une armée contre dieu et a créé un royaume l'enfer

Ami: si on veut oui. Bref,revenons à un autre sujet, Dieu a créé le monde, puis a décidé que l'Homme serait libre donc il n'agit plus depuis des milliers d'années ?

Moi: Dieu est venu sur terre en la personne de Jésus, il se manifeste dans des moments de grâce, il se révèle à ceux qui le cherchent et même parfois à ceux qui le cherchent pas St Paul était un des ennemis de Jésus. Il est présent dans la prière, dans des miracles qui existent encore aujourd'hui. 

Ami: voilà justement le point où je voulais en venir. Pourquoi, lorsqu'une chose de positive se produit, on dit "grâce à Dieu" et quand c'est une catastrophe, on dit "libre arbitre"

Moi: il y a des choses positives qui peuvent venir d'un homme; un homme qui cherche sûrement à faire le bien, et donc il est en accord avec ce que veut dieu.

Ami: oui, mais systématiquement, quand une catastrophe se produit, on dit "l'Homme" et pas Dieu. Si Dieu intervient, pourquoi n'intervient-il pas sur les catastrophes ? On vient de dire que Dieu apparaissait, et agissait

Moi: parce que tu ne sais pas ce que veut dieu  et moi non plus

Ami: si Dieu fait marcher un paraplégique, pourquoi ne pas empêcher la mort de 50 millions de personnes ? Excuse moi, mais au delà de la foi, je trouve l'excuse "les voies du seigneur sont impénétrables" un peu "easy". J'aurais du mal à balayer les génocides, les exctinctions d'espèce

Moi: ben que veux tu "c’est un peu easy" alors, sur ce point, je ne sais pas répondre.

Ami:  Juste en me disant "Dieu n'est qu'amour, t'inquiètes, il a ses raisons", disons que j'ai du mal à croire en quelque chose de foncièrement bon. Quand je vois ça, effectivement:  avoir le pouvoir de l'empêcher et ne rien faire alors que la vie de l'Homme est soit disant sacrée... donc l'Homme ne peut pas supprimer sa vie mais il peut tuer 5 millions de semblables.

Moi:  Mais pour tuer 5 millions de semblables, il est aussi puni.  Toutes ces questions sont les questions auxquelles répond JP2 dans son oeuvre "Entrez dans l'espérance".  Et pour le coup JP2 est mieux placer pour répondre mm si je trouve que je m'en suis mieux sortie que je ne le pensais!

Ami: Mais toi, tu ne t'es jamais posée ces questions ?

Moi: Si, sinon je n'aurais jamais lu "entrez dans l'espérance"   et j'ai eu un père spirituel qui répondait

Ami: oui enfin ça m'emmerde de subventionner l'Eglise catholique. Dans l'Histoire, c'est une Eglise corrompue d'infinis abus, et d'une volonté d'expansion guerrière à la limite du nauséabond je trouve. Disons que sur l'ensemble des Eglises, je la trouve extrêmement critiquable

Moi: Très bie et je t'oblige pas à la suivre  ms encore une fois nous avons reconnu que  l'Eglise a été responsable de beaucoup d'horreurs, de massacres. On ne dit pas que l'Eglise qui est composée d'hommes est parfaite; ce n'est pas le cas puisqu'elle est composée d'hommes. Les Papes les plus grands comme JP2 ont reconnu les tord de cette église et tente de changer tout cela..

Ami: Benoit lui par contre, il est pas vraiment sur cette mode là

Moi: et pourquoi? parce qu'il ne répète pas ce qui a déjà été dit? 

Ami:  Je trouve certains messages criminels

Moi: on va dire que Benoît XVI est très intelligent, est un intellectuel ms qui ne maîtrise pas totalement l'art de la communication

Ami: ou bien on va dire qu'il pense qu'une capote est un acte criminel

Moi: déformation, on prend les choses hors contexte toujours et encore

Ami: alors explique la théorie officielle

Moi:  et bien  d'après l'Eglise et benoit XVI, les relations sexuelles doivent se faire entre deux personnes mariées le but étant la procréation. Et même s'ils ne  cherchent pas que à se reproduire mais a partager de l'amour, il y a aussi la contraception naturelle (une femme a des cycles menstruels durant lesquels il y a des périodes où il n'y a pas d'ovulation et donc pas de risque de tomber enceinte, il suffit de connaître et d'écouter son corps ou celui de sa compagne). Donc pour Benoit pas besoin de capote dans un couple (sous entendu marié). De plus, les relations sexuelles sont faites pour donner la vie. Hors la capote empêche la vie, donc pour lui PAS BIEN  MAIS si la relation sexuelle doit apporter la MORT par avortement ou sida, et si on ne peut vivre sans relations sexuelles alors la vie des protagonistes est plus importante que la mort; il y a donc possibilité d’utiliser un préservatif. Quand à la capote en Afrique et "la capote n'aide pas à résoudre le problème du sida" qui a fait tant de polémiques, le truc c’est que  

la distribution de massive de préservatifs en disant aux africains: «allez y vous risquez rien» est un mensonge. 

Déjà statistiquement c’est faux: t'as 1 chance sur 5 pour qu'une capote craque ou qu'il y ait un problème. Dans des pays d'Europe où le sida reste encore "raisonnablement développé" (par rapport a l’Afrique) on peut dire que ça protège.

Mais dans des pays d’Afrique ou le sida est beaucoup plus développé tu multiplies 1/5 par les possibilités de recevoir le sida ou de le donner donc le Pape n'a pas dit 

«n'utilisez pas de capotes» mais que la distribution massive de capote n'arrangerait pas le problème du sida surtout quand les capotes ne sont pas de qualité car on cherche à en faire un marché. La position du pape reste: il faut que les relations sexuelles soient dans un couple marié, fidèle. Après si l'on reprend ce que j'ai dit au début puisque ce qui prime c la vie sur la mort, il vaut mieux utiliser une capote que risquer de tuer ou de se faire tuer soi même.

 

Ami: ok, merci pour toutes ces réponses !



Voilà. Comme quoi en quelques mois j'ai quand même pris un peu confiance en moi et je commence à pouvoir m'exprimer sur des sujets importants! Je trouve ça assez réconfortant pour moi d'abord parce que ça m'a toujours beaucoup fait souffrir de ne pas pouvoir donner mon avis sur de tels sujets. Ensuite, je remercie cette personne qui m'a donner l'occasion de m'expliquer même si par moment je me suis sentie déstabilisée. Mais cela m'a poussée à chercher au plus profond de moi et m'affirmer un peu plus. Il y a un gars qui m'a dit souvent l'année dernière "affirme toi! affirme toi!" et bien voilà, je commence petit à petit et c'est vrai, ça fait du bien! 
 
Par Scarlett
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